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vendredi 24 avril 2009

Merci Cooliris: nouveautés & pistes de développement


Aujourd'hui j'ai reçu un mail de Boriana Trifonova, content manager chez Cooliris. Je vous avais déjà parlé de Cooliris dans un article précédent (un de mes premiers articles d'ailleurs), et il semblerait qu'ils l'aient lu, puisqu'ils me contactent pour me prévenir de la sortie de Cooliris 3D Wall et autres news : est-ce ça de devenir blogueur ?

Quoiqu'il en soit, j'avais écrit que je rêverais de pouvoir me balader à travers mes photos ou vidéos grâce à leur outil de visualisation, il semblerait que ça arrive. En effet, les nouvelles fonctionnalités mises en avant par Cooliris sont assez intéressantes :
  • Possibilité de visualiser les photographie sur Facebook
  • Possibilité de visualiser les images contenues sur son ordinateur
  • Possibilité d'avoir plus d'informations sur l'image ou la vidéo visualisées (notes, taille, etc...)
Le logiciel est vraiment d'excellente qualité, que ce soit dans la visualisation (le cœur) ou dans son souci du détail. Les mises à jour ne sont pas trop fréquentes, à chaque mise à jour des fenêtres d'aides apparaissent pour souligner les principales innovation en jaune sur l'image), tout est fluide, simple, propre ... un très bel outil.


Maintenant que Cooliris prend place avec le contenu de nos disques durs, la boucle est bouclée, du web au poste client. Ce qui est intéressant, c'est de noter les voies de développement choisies, là où les consommateurs d'images se trouvent, que ce soit avec Facebook, Google Image, Youtube, Picasa, etc... il est évident que les développeurs de Cooliris suivent les comportements des internautes. De plus, le partenariat avec Amazon pourrait être répliqué avec d'autres sites d'e-commerce où le problème de visualisation du catalogue est souvent présent.

Pour rester critique, plusieurs points sont à perfectionner :
  • les miniatures : la complexité du rapport taille / temps d'affichage fait que les miniatures sont vraiment de qualité minimale, peut-être serait-il judicieux de paramétrer la qualité en fonction du débit disponible.
  • Le téléchargement de l'image lorsqu'on clique dessus : dommage que pour les photographies sur le disque dur, le temps de chargement soit toujours présent.
  • Le support des différents codecs vidéos (sur le disque dur).
Quelles pourraient être les pistes de développement ?
  • Un outil de place de marché à destination des professionnels à travers certains sites (article sur les stratégies de valorisation de l'hébergement d'image), par exemple Getty Images.
  • La possibilité de télécharger les images directement dans un dossier via une icône.
  • L'intégration de site comme ffffound! ou Ads of the World qui regroupent des centaines d'images - publicités - créations.
  • Des possibilités de navigation étendues : images similaires (Google Similar Images), chronologie, auteur, tags, etc...
  • Devenir l'outil de référence de la gestion des images sur le PC : l'iTunes des photographies avec un "cover-flow" like ?
En gros, cela dépend des options de monétisation du service choisies par Cooliris. Mais quoiqu'il en soit, le produit est arrivé à une belle maturité. A vous d'essayer !

Pour installer le plugin (IE, Firefox) : http://www.cooliris.com/
Le blog de Cooliris : http://blog.cooliris.com

mardi 7 avril 2009

Twitter sur Windows Mobile : le meilleur !

En période de mobilité, il est utile de trouver ses outils sur son portable comme à la maison. Il parait que la tendance du 21e siècle c'est la mobilité (parmi d'autre, il parait aussi), mais comment faire lorsqu'on utilise Windows Mobile et que les brillantes têtes de Microsoft n'ont pas réussis à créer un Appstore à la manière de leurs concurrents (qui dit Apple ? Je pensais à Nokia !).

Après une recherche rapide, j'ai trouvé 3 clients mobile pour Twitter. Ce que je cherchais, c'est la même expérience qu'avec un client fixe, comme Twhirl que j'utilise sur mes PCs. Je devais avoir un temps d'actualisation faible, une interface propre et jolie (et là ça se complique), et tous les outils de l'écosystème Twitter que j'utilise (raccourcis d'url pour ne pas consommer mes 140 caractères réglementaires, upload de photographies, suivi simple des individus, ouverture de mon explorateur internet rapide, etc...).

Les 3 challengers identifiés sont :
  • Twobile (par ici). Je passerais rapidement étant donné que j'ai abandonné l'installation : pas réussi à me connecter à mon compte, les challengers étant nombreux, tant pis pour Twobile !
  • Tiny Twitter (par là). Rapide, simple efficace. Le seul défaut est le temps d'actualisation limité à 4 minutes. Ça sent beaucoup le Windows Mobile : beaucoup de clics, un look pas des plus jolis mais le logiciel fait ce qu'on lui demande, et c'est déjà ça. En gros, le plus simple !
  • PockeTwit (c'est là), mon préféré. Damien en fait un très beau descriptif dans son article. Globalement, il est beau, permet beaucoup de choses (notamment la connexion avec l'appareil photo). L'utilisation du tactile, les mises à jour automatiques toutes les minutes pour les addicted à Twitter, les 3 menus bien découpés (principal, timeline et spécifique) en font une superbe application pour Windows Mobile. Et d'ailleurs, visuellement elle ressemble plus à une application pour Iphone qu'à autre chose. Bref, ma préférée malgré la lourdeur de l'application qui consomme les ressources à toute vitesse ! Une belle image ci-dessous :

Comme toujours, la tendance de fonds est l'alignement des visuels des applications vers le leader, Apple. De même, le déplacement des applications vers le mobile permet la création de nouveaux acteurs, cependant la gratuité des offres soulève le problème de la monétisation de ce marché, autrefois de niche pour les développeurs passionnés mais devenant de plus en plus mainstream ... un futur article à écrire.

Images : yourblog.direct2dell.com

mercredi 18 février 2009

Twitter & moi : attentes d'un follower

Twitter et moi, c'est une petite histoire qui a débuté il y a quelques mois (non, je ne fais pas partis des early-adopters de Twitter).
Twitter un outil de microblogging qui permet à l'utilisateur de signaler à son réseau "ce qu'il est en train de faire" (utilisation initiale). Il est possible d'envoyer et de recevoir ces updates (mises à jour) par internet, par messagerie instantanée ou par messagerie numérique.
On appelle ces updates des tweets dont la particularité est qu'ils sont d'une longueur maximale de 140 caractères.

Ce site (pas vraiment un d'ailleurs) a connu une croissance impressionnante ces 12 derniers mois
Ce qui est fou avec Twitter, c'est que cette application est une véritable plateforme d'applications tierces. Aujourd'hui pas de présentation des multiples sites web tirant parti de la plateforme Twitter(pour envoyer des photographies, traduire, faire des statistiques ...) mais plutôt de ce que j'aimerais de Twitter. En effet, la stratégie de Twitter est assez mystérieuse pour moi. Certaines fonctionnalités sont enlevées, d'autres ajoutées ... mais je ne vois pas de lignes directrices fortes.

Les points forts de Twitter sont :
  • Implication des utilisateurs pour le choix des personnes qu'ils suivent permettant le filtrage des informations (un peu comme un flux rss d'un blog).
  • Multi-canal : web, client, mobile (SMS).
  • Utilisation libre avec des contraintes fortes : les 140 caractères vous permettent de tout faire / dire / partager.
  • Ecosystème d'application large et dont la création est facile.
A partir de mon mode de consommation de Twitter, plusieurs informations me paraissent intéressantes.
Dans Twitter, je remarque les trois principaux modes de communication :
  • Broadcast, je diffuse le dernier article de mon blog, la nouvelle du moment ...
  • P2P avec l'échange de messages personnels ou le retwitting (je rediffuse le message d'une personne), à la façon des IM (Instants Messengers).
  • Bottom-up par le suivi de certains sujets, la recherche dans les messages échangés, l'utilisation de la communauté de followers (les personnes qui s'abonnent à vos messages) face à des problématiques ...
Le contenu des messages :
  • Uniquement texte
  • Médias
Et justement, la diffusion de contenus est très forte dans Twitter. Je me suis rendu compte que je cliquais sur un nombre très important de liens vers des images, des vidéos, des articles ou même des musiques. Ce côté media-sharing est tellement fort que je me demande quand les applications Twitter proposeront des visualiseurs de ces contenus. En effet, il ne semble pas compliqué de créer une application qui permettrait d'avoir accès au contenu à partir du lien sélectionné.


Enfin, la multiplicité des contacts complexifie l'utilisation de Twitter. En effet, entre les acteurs institutionnels et les utilisateurs lambda, en passant par les bloggueurs ou relayeurs d'information, il existe d'après moi 3 grands types d'utilisateur de Twitter. A quand l'outil intégré pour classer les personnes qui vous suivent, et surtout celles suivies.

Fondamentalement, ce dont je parle est la transformation progressive de Twitter en lecteur de flux RSS (à la Google Reader - les flux RSS étant les flux d'informations mis à jour en temps réel). Car il s'agit bien de la même chose : du contenu, des interlocuteurs et des lecteurs.

Peut-ête la prochaine évolution de Twitter, ou pas.

Et bien sur, mon compte : http://twitter.com/renaud_elghozi

lundi 9 février 2009

Wefeelfine, et toi ?

Wefeelfine.org est un site qui permet une visualisation de l'état de la blogosphère.

Depuis août 2005, à chaque utilisation du mot "I feel" ou "I am feeling" dans les phrases des posts, le site sauvegarde la phrase et l'ajoute à sa base (environ 15 à 20 mille par an). A partir de cette phrase, le sentiment dominant est extrait (malheureux, heureux, déprimé ...). Le site permet la navigation dans les données :
  • Représentation synthétique : Madness. Chaque particule représente un sentiment posté par une personne. La couleur correspond au ton (jaune = heureux), la taille correspond à la longueur de la phrase, les cercles sont pour les phrases et les rectangles pour les images.
  • Visualisation des phrases : Murmurs. Organisé à l'envers de l'ordre chronologique, les sentiments défilent devant nos yeux.
  • Visualisation des images : Montage. Sur une population identifiée, les sentiments sont affichés associés à l'image de son auteur. La gallerie présente certains montages ainsi réalisés.
  • Visualisation des statistiques : Mobs & Metrics. Ces 2 onglets donnent des informations sur la population étudiée avec toujours une navigation parfaitement réalisée.
  • Données générales : Mounds. Il permet de visualiser les sentiments récupérés sur internet depuis la création de l'outil.

Un élément permet la recherche dans les données recueillies. Par exemple, le jour de l'élection d'Obama, des phrases telles que "I feel proud of calling this great land my home" sont trouvables. De même le terme "elected" a été utilisé plus de 510 fois plus que normalement (ou "honored", 23 fois plus).

Un bel outil avec une interface magnifique et qui rapproche les hommes.

Wefeelfine by Jonathan Harris and Sep Kamvar

vendredi 6 février 2009

Latitude et mobilité

Hier, gros buzz sur la toile lors du lancement de Google Latitude, que ce soit TC Fr, Fred Wilson ou Fred Cavazza.


Factuellement, la nouvelle application mobile de Google permet de "localiser vos amis en temps réel, consulter leur message personnel et publier le vôtre.”
Présentation en vidéo :


Blague dans la vidéo, Alice Lee est sur sa planche de surf avec son portable, héhé !

Ce qui est à noter :
  • On ajoute ses contacts, on connaît leurs positions et on peut communiquer avec eux. Les services Google Map sont évidemment disponibles pour trouver un itinéraire, trouver un restaurant à proximité ... puisque l'application est une sur-couche à Google Map (utilisation du GPS, du hotspot wifi ou de la triangulation réseau pour se repérer).
  • Il existe d'autres acteurs sur le marché du réseau social mobile que ce soient des startups : Loopt ou Whrrl (qui doivent souffrir) ou des grosses boîtes : Yahoo et Fire Eagle ou Nokia et Friend View.
Personnellement, la notion de réseau social mobile, j'y crois fortement, mais le secteur risque d'être encombré (et l'est déjà) alors même qu'il n'existe pas de modèle économique aux réseaux sociaux traditionnels... peut-être une porte de sortie pour eux ?

A part ça, Google a réussi son coup marketing et grâce à sa base d'utilisateur risque de devenir très rapidement leader sur ce secteur. Malgré le manque de fonctionnalités, le potentiel est incroyable en terme de push marketing géolocalisé, de social shopping, d'analyse consummer, etc... un marché estimé à "800 millions de personnes qui utiliseront les réseaux sociaux mobiles en 2012 et ABI Research estime à 3,3 milliards $US uniquement le marché du “location-based” réseau social mobile en 2013" (Merci à Txt-mkg).

jeudi 5 février 2009

Ora-ïto, émergence d'un leader sur le web

Beaucoup de personnes connaissent ce nom, mais peu savent vraiment qui il est.

Ora-ïto est un designer français né en 1977 à Marseille (source). Il entre "en touriste à l'école Créapole" et y reste donc que quelques mois, le temps de décider de se lancer dans le bain. L'histoire devient intéressante lorsqu'on évoque la construction de sa notoriété.
En utilisant les technologies 3D, il conçoit des produits dans différents secteurs qu'il diffuse sur internet. Sans l'accord des marques, il se permet de recréer un sac Vuitton (image), une mallette pour Apple,etc ...

Selon lui, "L'idée de devenir la toute première marque virtuelle [...]a fasciné rapidement les journalistes les plus "underground". Cela a fait un effet boule de neige autour de créations que seuls les yeux pouvaient toucher." En commençant à 20 ans, il a utilisé les technologies de son époque et la liberté qu'il avait pour créer sans règle. Grâce à son ton, il réussit à se construire une notoriété sur Internet. Les marques ne voulant pas perdre de temps et d''argent en procès, décident d'utiliser l'effet de communication qu'il avait engendré sur leurs produits. Suite à ça, des grandes vraies commandes arrivent ... la machine est lancée.

Un slideshow tiré de l'article paru dans l'Internaute :



Cette histoire est une des success story française du net, un peu le Kelkoo du design, un message d'espoir pour tous !

Website d'Ora-ïto
Interview

lundi 2 février 2009

Des sons et des jeux

La musique est un sujet de jeux vidéos !

Globalement, jouer de la musique c'est associé des sons et des rythmes. C'est un gameplay à deux dimensions principales dont les ramifications et les combinaisons sont infinies. Entre les outils générant le son (objets, instruments ...) et les différentes notes, il est possible de donner une profondeur incroyable à un gameplay simple en apparence.
En ce moment, on entend beaucoup parler de jeux de musique où le simple jeu est de "jouer de la musique" ou utilisant la musique comme partie prenante à la façon dont le joueur avance dans le jeu.
Les grosses licences sont connues: Rock Band, Guitar Hero, Rock Revolution, SingStar, Lips ... mais des petites productions innovantes existent aussi, petite sélection :

Patapon est un jeu où pour contrôler votre armée (bien entraînée et bien équipée), vous devez jouer un rythme correspondant à un ordre. En dehors du game design (c'était le précédent article), ce jeu mélange très bien les sons et la stratégie . Classiquement, 4 boutons correspondent à 4 sons et la combinaison (la bonne) donne un ordre. Pour faire avancer votre armée, jouez pata pata pon soit carré, carré, rond.

De Blob et LocoRoco utilise la couleur du personnage pour influencer la musique.
LocoRoco vous permet de choisir un personnage à diriger (qui a son ambiance sonore et sa couleur), et vous devez retrouver ses amis en mangeant des fleurs (sceptiques ?). A chaque fleur vous grossissez (vos amis s'amalgament en vous). Parfois, vous devez vous diviser (en fonction du nombre d'amis retrouvés) en petit locorocos. Suite à cette séparation, vous dirigez tous les locorocos et la musique change : le chant se transforme en cœur ! De plus, vous avez des séquences de rythme afin de débloquer des bonus dans les niveaux.

Dans De Blob, chaque personnage a son ambiance sonore (et visuelle) et doit peintre une ville dans différentes couleurs libérant ainsi le monde de l'oppresseur. A chaque fois que vous touchez un élément (mur, maison, objet, arbre ...), il prendra votre couleur et la musique changera. Les deux éléments sont très intégrés, poussant le joueur à chercher à peintre une ville entière pour écouter la musique et la voir changer de couleur.
Ces deux jeux proposent une expérience entre plateforme/stratégie et musique où la couleur et les sons sont très fortement entremêlés dans le gameplay.

Impossible de ne pas parler d'Auditorium (from JV.org, Fred Cavazza ...). Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit faire passer un flux de lumière dans les jauges correspondants. Chaque jauge est un instrument, lorsqu'ils sont réunis, vous passez au niveau suivant ... assez magique.

Un petit article pour montrer qu'on peut innover et proposer un contenu de qualité avec un gameplay reposant sur la musique, à voir la suite.

dimanche 1 février 2009

Des sons et des couleurs

Le marché des lecteurs mp3 est dominé par Apple et ses Ipod. En 2007, selon une étude GFK, l'Ipod dispose en Europe d’une part de marché de 27,4 % en volume sur les baladeurs numériques. La concurrence pour se différencier doit proposer autre chose, que ce soit par l'interface, le design, le logiciel embarqué, la gestion des musiques, les fonctionnalités, l'interopérabilité ...
Une des tendances des fabricants d'électronique grand public, est de proposer des concepts ou de reprendre ceux proposés par des designers. Dans ce cadre là, l'initiative de Rhea Jeong, designer coréen, est intéressante car elle remet en question nos habitudes.

Lors d'un stage d'été avec Samsung, il a proposé un nouveau concept de lecteur mp3 : le "Colorsonic" est un objet rond qui propose de sélectionner sa playlist en fonction de son humeur (chaque humeur correspond à une couleur et donc une playlist par ambiance). Par exemple en choisissant le rouge ce sera une ambiance funky ! Associés au lecteur, un site web et un logiciel de tagging des musique sont mis en avant par le designer.

Et sur la partie logiciel, il est impossible de ne pas penser à Musicovery. C'est l'un de mes sites préférés, et j'y vais tous les mois, juste pour le plaisir. Il permet de naviguer dans les musiques en fonction de l'ambiance choisie (à choisir entre sombre ou positive et énergique ou calme). Les styles musicaux (rap, électro, funk ...) sont affichés par couleurs rendant la visualisation des morceaux très agréable. Il est aussi possible de filtrer les morceaux par période (années 70 par exemple).

Ce qui m'a toujours étonné c'est que l'entreprise n'ai pas sorti de plugins pour les grandes plateformes de musiques, que ce soit iTunes ou Windows Media Player par exemple. La grande difficulté que rencontre ce genre de service c'est sa non scalabilité : il n'est pas possible de le faire monter en charge. D'où mon questionnement sur la possibilité d'automatisation pour faire un logiciel calculant automatiquement l'ambiance des morceaux.

Quoiqu'il en soit, il est toujours intéressant de proposer une autre façon de voir la musique et d'interagir avec: l'innovation est un bon moyen de pénétrer / créer un marché.

Articles liés : Generationmp3 et Yanko Design

vendredi 30 janvier 2009

Art toys & Game Design

Les art toys sont apparus dans les années 90 au Japon et à Hong-Kong. Ce sont des petites figurines (à l'origine), mélange de plusieurs influences (BD, web design, mode, graffiti, street art, art contemporain ...), vendus vierges (donc à customiser) ou déjà colorées. Ce sont des objets de collection artistiques (principe de la série limitée).


Depuis quelques années le Game Design s'en inspire grâce aux pluri-compétences de leurs créateurs, dans la sphère web (et développement) et dans la sphère artistique. Il existe pour ma part 4 grands jeux qui sont très fortement inspirées des art toys.
  • Rolito, character designer des jeux Patapon et Patapon 2 sortis sur PSP (et produits par Sony).

  • Loco Roco est lui aussi un jeu sorti sur PSP. Il eu un vrai succès grâce justement à cet univers graphique très particulier, et à une jouabilité extrêmement simple (4 actions par personnages). L'épisode 2 est sorti récemment, et a été un succès critique (à minima).

  • Rayman Contre Les Lapins Crétins édité par Ubisoft, est aussi un exemple de création en lien avec les art toys . D'ailleurs, les figurines n'ont pas tardé à suivre ( en vente à la FNAC par exemple).
  • Rolando , jeu sur Iphone édité par ngcomo proche graphiquement de Loco Roco. ngcomo est d'ailleurs un éditeur de jeux vidéos très présent sur l'Iphone avec 5 jeux sortis pour l'instant.
Ces 3 exemples sont assez intéressants pour plusieurs points :
  • Un renouveau du Game Design des jeux qui échappe à la notion de réalisme pour trouver un avenir dans cet univers mi-enfantin (jeux), mi-adulte (voir les toys pour comprendre).
  • Des personnalités à mi-chemin entre web, game design, illustration et graphisme permettant un multi-support des visuels (tees, jeux, figurines). Cet effet multi-support permet la démocratisation de la notion d'art toys.
  • Une cible identifiée, geeks trentenaires, joueurs, avec des moyens financiers mais surtout attiré par une démarche "artistique". De même la notion de collection est très importante dans cet univers.
  • Des possibilités de co-productions fortes en terme de produits dérivés (sur la sphère traditionnelle des art toys), en terme de communication (association avec des connus et réputés) et de marketing viral (la cible est très présente sur le web les transformant en early adopters et relais d'information efficaces).
Finalement une stratégie de différentiation forte de la part des éditeurs, vecteur de réputation auprès d'une population consommatrice... une bonne opération !

Le site de référence en France : Art Toyz
Image : Mirko Fichtner

mercredi 28 janvier 2009

Jeux, cinéma et Youtube

Youtube, tout le monde connaît, on y trouve des vidéos (hé oui) généralement (et à l'origine) envoyées par des utilisateurs du monde entier. Étant un site de destination, avec un fort trafic (et rappelons le en concurrence avec le frenchy Dailymotion), les annonceurs sont présents : une double présence en marketing traditionnel avec ces superbes bandeaux de pub, ou en marketing viral avec des vidéos postés pour créer le buzz.
Pour information, Youtube a été créé par 3 anciens de Paypal et a été échangé/racheté par Google contre 1,65 milliards de dollars en action (et là tout le monde se demande pourquoi il n'était pas dans la team de créateurs).

Les jeux vidéos sont un énorme marché, comme le marché du cinéma, cependant cette année les supports physiques des films (DVD-BlueRay-VHS ? héhé) ont généré moins de cash que les jeux vidéos (le coût des jeux vidéos est supérieur aux coûts des films). Avec 29 milliards de $, contre 32 milliards de $ pour l'industrie du jeu vidéo, il est évident que les portages vont se multiplier.

Tout ça pour arriver sur les jeux dans Youtube. Depuis la création du site, des évolutions importantes sont apparues en terme d'interactivité avec les vidéos, les liens intégrés principalement. Deux jeux m'ont bluffé :
  • A Car's Life d'Hexolabs où il s'agit de cliquer sur certaines zones de la vidéo pour éviter des dangers. Ce fut pour moi, la première vidéo-jeu dans Youtube. Les créateurs ont très bien réussi leur coup marketing (270 résultats sur Hexolabs dans Google Blog Search. Le jeu est seulement sur Youtube, ici.








  • Street Fighter en version Youtube est très bien réussi (qui a dit mieux que le film ?). La modélisation des personnages est en images de synthèses, reprenant assez fidèlement les dessins originaux mais rajoutant certains effets. Vous le trouverez ici. Cette fois-ci plusieurs actions sont disponibles (4 types de coups) pour différents personnages (3 différents).
Ce qui fait que le mélange entre les jeux et le cinéma est de plus en plus fort. De même, Youtube devient une plateforme non plus seulement d'hébergement, mais aussi de création de contenu spécifique. Je pense que de plus en plus les entreprises utilisant la vidéo comme média vont utiliser ce type de liens externes (classiquement des documents complémentaires) mais aussi vers des vidéos (on pourrait imaginer une arborescence de navigation intégrée à la vidéo). A quand le roman-vidéo où nous devons faire les choix ? A quand la web-série où le consommateur décide de la trame ?

mardi 27 janvier 2009

Map Market : visualisateur du marché

Les visualisateurs d'informations ont toujours été une grande passion. La magie du numérique, de l'IT, des jeux, etc... est que les schémas ne sont pas figés. Nous ne savons pas quelle forme prendra le futur de nos objets par exemple. A la différence des formats traditionnels comme les livres, le périmètre des possibles est énorme. Tout ça pour arriver à Smart Money et sa Map of the Market.


Ce visualisateur d'informations donne l'évolution des marchés financiers US par secteur. Avec plus de 500 entreprises, il permet de suivre (actualisation toutes les 15 minutes) les évolutions sectorielles, mais aussi d'avoir les détails des valeurs montantes et décroissantes (nuances de rouge pour la baisse de la valeur du cours, noir pour une stagnation et vert pour une croissance du titre). Encore plus puissant, on peut zoomer (non ce n'est pas du Deep Zoom), en cliquant sur les sous secteurs afin d'avoir plus de détails. Par exemple, dans le secteur technologie, je peux avoir la décomposition en industrie software hardware internet ... et dans la sous-catégorie software les grandes valeurs comme Microsoft ou SAP.

Dommage de ne pas avoir une possibilité de gestion temporelle, une réglette permettant de visualiser à travers le temps les secteurs touchés par un évènement (la crise financière par exemple). Un incendie qui se propage.

Arretez les 1000 écrans!

Dans le monde IT, nous sommes tous confrontés régulièrement à des écrans de validation. Lorsque j'installe un logiciel, configure mon blog, me balade dans les menus d'un jeu, etc... Ces écrans sont parfois utiles (je sélectionne mon mode de jeux), parfois fatigants et inutiles.
Il existe globalement 2 modes de navigation dans les menus, une navigation par écrans et une navigation par dashboard. La navigation par écrans est celle rencontrée traditionnellement quand vous installez un logiciel, chaque écran présente une petite quantité d'information et demande une validation. Ce type de mise en forme permet d'attirer l'attention de l'utilisateur, est simple (peu d'informations à comprendre) mais est long dès qu'il y a trop d'étape. A l'opposée, une présentation en dashboard comme dans Wii fit est plus synthétique, mais demande plus de concentration de la part de l'utilisateur (plus d'informations, plus de paramètres ...).
Tout ça pour dire, qu'il faut arrêter d'utiliser une mise en forme par écran quand les informations ne sont pas indispensables : j'en ai marre de devoir valider X écrans pour arriver à mes fins !

vendredi 23 janvier 2009

Visualisation via PicLens - CoolIris

CoolIris, c'est cool et beau pour les yeux !

CoolIris est un visualiseur d'images et de vidéos. Précédemment connu sous le nom de PicLens, il permet après installation (Safari, IE, FireFox) de créer un lien sur les images.
En cliquant sur le symbole qui apparaît sur l'image a passage de la souris, vous lancerez le visualiseur d'image. Finis donc, les clics sur les numéros de pages, les essais successifs pour voir la résolution, ou même juste pour mieux voir. Dans les dernières versions, les créateurs ont ajouté des possibilités de sauvegarde des résultats, la visualisation des vidéos, un moteur de recherche dans les principales bases d'images, etc... De plus, il est possible d'héberger sur son site le visualiseur et une application Iphone existe, of course.

En vrai, c'est pas utile tout le temps, mais ça fait toujours son effet, procure un vrai plaisir (de geeks), et c'est vraiment réussi.
Finalement, la seule question est de savoir pourquoi je ne peux pas naviguer dans mon disque dur de la même manière. En effet, l'explorer Windows ou Mac est toujours en 2D et même si la pré-visualisation des contenus avance (Vista par exemple, via les vignettes), il est étonnant de ne pas voir ce genre de logiciels fleurir. D'ailleurs, Apple l'a bien compris en déposant son brevet de navigateur multidimensionnel.

Un jour, j'écrirais un article sur mon navigateur rêvé ... en attendant CoolIris est là !

jeudi 22 janvier 2009

Les slides aiment Flickr (...et moi aussi)

Flickr on connait, il y a plein de photos, plein plein de photos même !
Aujourd'hui, pas de discours sur le social sharing, l' UGC (User Generating Content) ou le destination surfing; mais sur la façon dont les photographies sont utilisées dans les présentations.

La grande mode en ce moment, c'est l'utilisation d'une photographie pour souligner le message de la slide. Le meilleur exemple est :

En première image, l'utilisation de la pierre tombale a un impact extrêmement fort. De même (et cette fois-ci sur toute la présentation) :


Ce qui est intéressant, c'est finalement l'intervention des graphistes sur un domaine précédemment réservé aux professionnels (non créatifs) : la présentation Powerpoint devient un média à part entière, le slideshow devient vecteur & support de communication, une nouvelle destination créative. Ceci implique dans les organisations une réflexion sur ce support. La première, traditionnelle, est de savoir si le document sera lu ou ne servira que de support à un discours. Une fois ce choix fait, l'utilisation d'éléments graphiques telles les photographies prend tout son sens.
Mais pourquoi parler de Flickr ? Parce que sur Flickr vous avez accès à un stock inimaginable de photographies. Le moteur de recherche est donc d'une aide précieuse, mais la créativité est l'élément le plus important. Vous parlez de mensonges - Pinocchio, de startups - un arbre frêle, d'investissement - un building de 50 étages.

Le processus est clair : message, créativité via le support visuel, transcription en mots clefs.

Finalement, il semble que l'existence de ces 2 éléments (le slideshow média et Flickr) permet une croissance commune et un renouveau créatif.

A vous de jouer !