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lundi 27 avril 2009

Qui veut être le prochain super-héros ?


Les super-héros et les États-Unis, c'est une grande histoire. J'avais déjà écrit sur le sujet, en expliquant comment la production d'œuvres comportant des super-héros était intimement liée à la situation des États-Unis:
  • Le super-héros est un modèle américain, self made man, protecteur du plus faible, reprenant les valeurs les plus fortes de l'american dream.
  • Depuis toujours, il est produit sur les supports les plus populaires, des journaux aux comics, puis des comics aux films et aux séries télévisés.
  • La production de supers-héros croit dès que les Etats-Unis sont en situation de conflit, de la seconde guerre mondiale au Vietnam et plus récemment de l'Afghanistan à l'Irak.
De façon plus synthétique, la production de super-héros permet aux américains de se retrouver autour de leurs valeurs en utilisant les supports les plus populaires de son époque.

Cependant, une nouvelle tendance apparaît : les Real Life Super Heros ou RLSH.

Mais c'est quoi ???
Ce sont des personnes qui décident de devenir des super-héros. Ils patrouillent dans les villes, tard la nuit, et interviennent pour sauver les innocents. Il existe des règles et une philosophie à suivre :
  • Un costume qui ne doit pas voler le copyright des super-héros virtuels (DC Comic, Marvel, etc...) avec un masque pour protéger sa vraie identité.
  • Agir pour le bien des innocents (plus que dans une vie normale).
  • Être noble dans son action et ne pas agir pour le compte d'une société.
  • Ne pas avoir des armes pouvant causer la mort.
  • Être juste dans son combat (les prostitués, les consommateurs de drogues, etc... ne sont pas les plus dangereux).
Le site qui recense ces règles mais aussi la liste des Real Life Superhero est le World Superhero Registry. On y découvre les supers qui combattent le crime comme Insignis qui agit à Salt Lake City ( Myspace), Citizen Prime qui patrouille en Arizona (Myspace), Tothian qui est un chevalier solitaire à New York (lui aussi a son Myspace) ou encore Polar Man qui surveille les rues avec sa pelle.



Il en existe beaucoup listés sur le registre des super-héros (environ une trentaine). Ce qui est assez impressionnant ce sont les 400 personnes qui attendent leur entrée dans le registre dont 250 ont un site relatant leurs aventures.
D'ailleurs le World Superhero Registry regroupe des tutoriaux pour créer son costume ou ses armes (ambiance taser). Si vous êtes créateurs de costume, vous pourrez mettre votre profil en ligne comme Professor Widget (mon préféré) ou Masked Bird.


Professor Widget
Le mouvement s'emplifiant, les super-héros se regroupent en confédération comme the Black Monday Society ou encore The Signal Light Foundation, le réseau social des super-héros (utilisant Ning). Celui-ci permet les alliances entre super-héros par expertise ou lieu d'action.
Mais attention, parfois les interventions se passent mal comme Master Legend attaqué par un homme au marteau ou Black Owl embarqué par la police.

Tout un monde qui vit la nuit et veille sur nous. Merci les supers !

vendredi 24 avril 2009

Saturday's slideshow : What The F**K is Social Media?

Un nouveau samedi, une nouvelle présentation. Aujourd'hui, pourquoi les marques doivent s'engager sur internet à travers les conversations, le passage vers un marketing conversationnel afin d'engager sa communauté d'utilisateur, l'utilité d'internet dans ce processus.



Trouvé sur le blog de Thibaut Bayart.

jeudi 23 avril 2009

Porosité politique : Internet, Hadopi et la Suède

Les politiques doivent se positionner sur de nombreux sujets. Parfois ils apparaissent rétrograde, parfois ils sont moteurs des changements de la société. Ces derniers temps, le monde du numérique a été l'objet d'une attention croissante pour les politiques, que ce soit à travers son utilisation pour la campagne d'Obama, ceux qui décident de se mettre sur Twitter ou Facebook, la diffusion de vidéos remettant en question les versions officielles, ou encore le téléchargement illégal et la proposition de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet (ou " loi HADOPI ", projet de loi « Création et Internet »).

Le manque de contrôle politique sur Internet de manière générale est flagrant. Cependant la tendance est à la mise en place d'un cadre restricteur par les États et non à un niveau supranational. Ce qui est intéressant c'est la façon dont un certain nombre d'internautes ont réagi politiquement sur internet. Le téléchargement illégal est un problème pour les industries des médias, plus particulièrement la musique, la vidéo (cinéma, séries, émissions), le papier (journaux, encyclopédies, livres à terme?). C'est un problème pour les organisations qui maîtrisaient ces canaux de diffusion. Les alternatives peinent à se développer, et désormais tout le monde sait que Deezer est un exemple (cité de nombreuses fois par les députés lors du débat), même si il n'arrive pas à gagner suffisamment d'argent. Ce qui l'oblige à modifier son business model.

La loi "Hadopi" (l'acronyme de la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet, l'organisme juge et police) a suscité de nombreuses réactions des acteurs d'internet en France, que ce soit par des blogueurs, des hommes politiques ou des anonymes. Elle a été votée une première fois et rejetée (l'apparition juste au moment du vote de suffisamment de député socialistes pour l'inverser). Une assurance est apparue sur ce terreau fertile pour protéger les internautes téléchargeant illégalement. A côté de l'hémicycle, sur Twitter, beaucoup de monde relayaient les débats, commentaient, protestaient, comme le montre le graphique ci-dessous :
Les jours correspondent bien (les comptes-rendus des journées sur PC Inpact) montrant comme internet a fait écho au débat politique. Les messages sur Twitter peuvent être retrouvée ici ou là (#hadopi ou juste hadopi, le # accolé à un terme permettant de créer un fil de discussion plus précis). La perméabilité est telle que plusieurs manifestations se sont organisées via Twitter et les blogs le 25 avril.

Et les recherches des internautes (via Google Trend) ou le nombre d'article de blogs contenant le terme Hadopi (via Google Blog Search) sont les meilleures preuves de cette mobilisation. Évidemment, cette mobilisation est égocentrique, au sens où les internautes sont concernés par cette loi, qu'ils soient téléchargeurs ou simples utilisateurs, entrepreneurs du web ou blogueurs.

Deux principaux acteurs sont apparus :
  • La quadrature du net : un collectif de citoyens qui informe sur des projets législatifs menaçant les libertés individuelles, les droits fondamentaux et le développement économique et social à l'ère du numérique. Leur point de vu sur la loi permet de mieux la comprendre.
  • Le réseau des pirates, les premiers signataires à l'origine du "Pacte pour les libertés numériques" (pour le lire); blogueurs, activistes, journalistes, spécialistes des nouvelles technologies, développeurs, simples internautes, etc., tous passionnés par le Net, convaincus de sa puissance transformatrice, et attachés à défendre les nouvelles libertés qu'il offre.

Ces deux organisations - collectifs sont apparus suite à la mobilisation des français sur internet, laissant préfigurer la création et l'institutionnalisation d'un espace politique sur le web.


A côté du débat français, la Suède vit aussi le même type d'évènement. The Pirate Bay qui est un site hébergeant des liens pour télécharger des oeuvres culturelles (illégalement pour les contenus protégés par le droit d'auteur), vient de voir ses créateurs condamnés à 1 an de prison ferme et 2,7 millions d'euros de dommage et intérêt à destination de l'industrie du disque, du cinéma et du jeu vidéo. Cette condamnation lourde a entraîné des milliers de personnes à adhérer au Parti Pirate suédois, le PiratePartiet en version originale. J'avais rédigé un article sur la typologie des amateurs de torrents, ces liens trouvable sur ce genre de site, permettant de télécharger les œuvres. Et ce sont les mêmes personnes qui se retrouvent au PiratePartiet, devenant progressivement la plus grande force politique rassemblant les jeunes (dont la majorité n'ont pas encore l'âge de voter), et le quatrième parti politique du pays en nombre d'adhérent. Dès l'annonce du verdict (il y aura appel), 3 500 personnes ont adhéré au parti.

Le virtuel entre progressivement dans le réel, et la désaffection des partis politiques de la part du publique souligne en fait le manque de débat sur certaines questions. Les moyens de diffusion de l'information, l'interactivité, l'intelligence collective qui se retrouvent sur internet en font un terreau extrêmement fertile pour les politiques, permettant l'intégration des citoyens sur les questions qui les touchent, et par conséquent un contre-pouvoir en voie d'institutionnalisation et de structuration.

vendredi 17 avril 2009

Saturday's slideshow : The future of Interactive Marketing

Les samedis, partons à la découverte de contenu de qualité rédigés par d'autres : slideshow, vidéos, texte, etc...

Aujourd'hui, pour le premier satursday's content, une présentation bien faite & intéressante sur l'évolution du marketing online à travers les contenus générés par les utilisateurs (UGC), les jeux vidéos publicitaires (advergames), les jeux concours (instant game), les réseaux sociaux et les mobiles.

Promotions 2.0 - The Future of Interactive Marketing

mardi 7 avril 2009

Twitter sur Windows Mobile : le meilleur !

En période de mobilité, il est utile de trouver ses outils sur son portable comme à la maison. Il parait que la tendance du 21e siècle c'est la mobilité (parmi d'autre, il parait aussi), mais comment faire lorsqu'on utilise Windows Mobile et que les brillantes têtes de Microsoft n'ont pas réussis à créer un Appstore à la manière de leurs concurrents (qui dit Apple ? Je pensais à Nokia !).

Après une recherche rapide, j'ai trouvé 3 clients mobile pour Twitter. Ce que je cherchais, c'est la même expérience qu'avec un client fixe, comme Twhirl que j'utilise sur mes PCs. Je devais avoir un temps d'actualisation faible, une interface propre et jolie (et là ça se complique), et tous les outils de l'écosystème Twitter que j'utilise (raccourcis d'url pour ne pas consommer mes 140 caractères réglementaires, upload de photographies, suivi simple des individus, ouverture de mon explorateur internet rapide, etc...).

Les 3 challengers identifiés sont :
  • Twobile (par ici). Je passerais rapidement étant donné que j'ai abandonné l'installation : pas réussi à me connecter à mon compte, les challengers étant nombreux, tant pis pour Twobile !
  • Tiny Twitter (par là). Rapide, simple efficace. Le seul défaut est le temps d'actualisation limité à 4 minutes. Ça sent beaucoup le Windows Mobile : beaucoup de clics, un look pas des plus jolis mais le logiciel fait ce qu'on lui demande, et c'est déjà ça. En gros, le plus simple !
  • PockeTwit (c'est là), mon préféré. Damien en fait un très beau descriptif dans son article. Globalement, il est beau, permet beaucoup de choses (notamment la connexion avec l'appareil photo). L'utilisation du tactile, les mises à jour automatiques toutes les minutes pour les addicted à Twitter, les 3 menus bien découpés (principal, timeline et spécifique) en font une superbe application pour Windows Mobile. Et d'ailleurs, visuellement elle ressemble plus à une application pour Iphone qu'à autre chose. Bref, ma préférée malgré la lourdeur de l'application qui consomme les ressources à toute vitesse ! Une belle image ci-dessous :

Comme toujours, la tendance de fonds est l'alignement des visuels des applications vers le leader, Apple. De même, le déplacement des applications vers le mobile permet la création de nouveaux acteurs, cependant la gratuité des offres soulève le problème de la monétisation de ce marché, autrefois de niche pour les développeurs passionnés mais devenant de plus en plus mainstream ... un futur article à écrire.

Images : yourblog.direct2dell.com

Référence-moi !

Ce matin en me levant je me sentais d'une humeur joyeuse, envie de faire des blagues. Ceux qui me connaissent dans la vrai vie savent que je suis souvent enjoué, et même dès le matin! Tout ça pour dire qu'une idée a germée dans ma tête : quelles sont les mots-clés les plus utilisés sur Google (car comme chacun sait, quand Google dit, le monde fait) et est-il possible de faire un court textes regroupant le top 10.
Après 0.30 secondes d'attente (le temps de ma recherche), je suis arrivé sur un article de 01Net présentant le Google Zeitgeist 2008. Zeitgeist est un mot allemand qui signifie l'air du temps (merci Wikipédia).

Voilà les résultats pour la France en 2008, avec les plus fortes progressions et les requêtes les plus populaires. Par ailleurs, pour les tendances journalières, il existe Google Hot Trends. Ce service mis en place par Google permet de voir pour chaque jour les 100 tendances de recherche les plus fortes. Ce côté "en temps réel" est assez intéressant, même si Google est plus orienté stock que flux (à la différence de Twitter ... je vous ferais bientôt un article sur les tendances dans Twitter).
Le bon coin du web, là où il n'y a pas trop de brute, se trouve entre Skyrock et ses skyblogs, Youtube et ses vlogs, Yahoo mail et sa messagerie. Ce n'est pas Deezer, ni Facebook car on n'y écoute pas de musique, ni ne communiquons avec ses amis. Si vous avez envie de poster une histoire de votre viedemerde, ce n'est pas non plus le bon lieu. Il n'y a pas d'articles sur Ikariam, mais les sujets traités concernent les jeux, les technologies de l'information et les médias. Bienvenue sur Gaitme !
Comment ça je recherche le référencement ?

mardi 31 mars 2009

Changeons de ton

Hier, j'ai installé un petit logiciel sur mon portable : il permet d'avoir accès à des données sur internet et s'actualise toutes les 5 minutes. Ce qui est intéressant, c'est le message affiché lorsqu'il se met à jour : "let me catch up".
A la place d'un traditionnel "loading" par exemple, le logiciel tutoie-vouvoie l'utilisateur. Ce nouveau type de langage entre l'homme et la machine permet de construire une relation plus personnelle, mais aussi (pour ma part) d'avoir une attitude plus compréhensible lorsque le logiciel met du temps. Et d'ailleurs, il serait temps que tous les messages d'erreur soient repris pour intégrer cette notion de communication personnelle avec l'utilisateur. C'est le même principe que les erreurs 404 personnalisées sur certains sites web (très bon article sur Damiblog.fr ici). Les erreurs 404 sont des pages internet qui apparaissent lorsqu'un lien ne conduit plus vers la bonne destination. Ma préférée :


  • Une blague avec un ton sympa dans la phrase.
  • Un joli visuel dans la thématique (quelque chose manque, non ?).
  • Une explication du pourquoi le visiteur est sur cette page.
  • Des propositions de navigations permettant de rediriger facilement le trafic et de ne pas perdre les internautes.
Ou comment réussir à faire passer facilement une erreur auprès des utilisateurs (site, application). Et d'ailleurs, en cette période du premier avril, ça me fait penser à Wii fit (from Kotaku). Pour ceux qui ne sauraient pas, les joueurs de Wii fit du premier avril ont eu droit à une bonne blague :
Merci Nintendo ! Plus sérieusement, malgré le fait que l'intégration de blagues dans nos logiciels soit risquée (je veux pas voir tout mon système me rendre fou), Nintendo a bien réussi son coup. Comme l'indique Google Blog Search sur la simple requête Wii fit, le nombre d'article publié le premier avril a été multiplié par 4 par rapport à la moyenne de la semaine précédente.


Grâce à l'intégration d'éléments de la vie courante dans un univers où personne ne l'attend, Nintendo crée son petit buzz. La direction que prennent les biens que nous consommons vers plus de personnalisation est une tendance lourde, ayant un impact fort sur la perception de la marque par les consommateurs.

dimanche 29 mars 2009

Poyz & Pirlz : marque communauté

Dans notre époque agitée par l'innovation, plusieurs tendances se confrontent, se rencontrent, se combinent pour créer des ensembles plus ou moins homogènes. Après cette introduction obscure, voici l'histoire de Poyz & Pirlz.

What's a poyz ... and a pirlz ?
Poyz & Pirlz est une marque communautaire hétéroclite :


Pour la partie business, Dabaaz s'occupe de la création (logo, charte, vêtements) et de la promotion. Qhuit s’occupe de la fabrication, de la gestion et de la distribution.
Le concept est simple : Vêtements et accessoires unisexes fabriqués en séries limitées, numérotées à l’usine.
"Poyz’N’Pirlz est une idée qui est née il y a 2 ans avec Dj Gero, on voulait un nom qui regrouperait toutes nos activités : Musiques, soirées, graphisme et fringues. C’est une communauté, un crew, un mouvement, notre interprétation de “boys and girls”." (Source Meetatalent).


What's the point ?
Ce qui est particulièrement impressionnant c'est l'hétérogénéité des personnes impliquées dans l'aventure. En créant une communauté et non seulement une marque, Poyz & Pirlz profite des talents de tous. Les photographes shootent, les musiciens jouent aux soirées, les fêtards festoyent, devenant chacun des relais influents pour la marque.
Le deuxième élément est l'interraction perpétuelle entre monde réel et monde virtuel. Les soirées ne s'opposent pas au groupe Facebook, transmettant les nouvelles de Poyz & Pirlz. Les tee-shirts sont vendus dans des points de vente réels (liste ici) et sur le site internet, Maviou et Mamzelle font des expos mais diffusent aussi leur travail sur le web, de même pour les morceaux de musiques ... Cette complémentarité entre réalité et virtualité permet un effet d'entrainement fort, une mise à disposition des contenus générés par les différentes parties de la communauté, leur réutilisation, leur combinaison et leur diffusion au plus grand nombre.
L'utilisation des réseaux sociaux permet de maintenir un lien fort et constant avec les Poyz et les Pirlz. Groupe libre d'accès, invitation au soirée, push marketing ... toutes ces opérations sont facilités par l'intégration dès la naissance de Poyz & Pirlz des réseaux sociaux et des médias non traditionnels. Lorsqu'une nouvelle collection sort, immédiatement tous les membres relais l'information.

Photobucket
What's missing ?
Selon moi, il ne manque pas grand chose pour que l'effet d'entrainement touche le grand public, à part peut-être une véritable volonté coordinatrice. En effet, le problème de la communauté est intimement liée à la difficulté à avoir une ligne directrice et coordinatrice des actions, nécessitant souvent un leader (le DG, l'entrepreneur ...). Cependant, peut-être que toute la force de ce genre d'entreprise-communauté est de ne pas avoir de leader, juste des partenaires embarqués dans un grande aventure. We'll see !

jeudi 26 mars 2009

E-réputation, comment nettoyer le web

Se construire une réputation sur le web peut être volontaire ou involontaire. A travers la toile, il est possible de trouver de multiples informations publiques influençant la vie réelle (recherche d'un emploi par exemple). La possibilité de numériser sa vie sur internet, principalement à l'aide des réseaux sociaux (photos, vidéos, messages, amitiés ...) et la facilité de retrouver ces informations à l'aide des moteurs de recherche (même si les règles de privacy existent) nous obligent à réfléchir sur la stratégie à mettre en oeuvre sur notre personnal-branding (cf. article : Je suis une marque).

Malheureusement, nous sommes aussi dépendants des autres, des contenus qu'ils diffusent, des messages qu'ils nous laissent, etc.. compliquant donc la tache de contrôle des données diffusées. Un créneau existe pour des sociétés qui nettoieraient la toile de nos défauts. La plus importante est une société californienne, Reputation Defender, fondée il ya deux ans et qui réalise un chiffre d'affaire d'environ 22 millions de dollars (5,5 millions de bénéfices en 2007 selon Forbes).
Reputation Defender se concentre sur les 4 champs ci-dessus, MyChild pour avoir un rapport sur les références concernant son enfant, MyReputation pour sa propre réputation sur internet (rapports & mises à jours), MyPrivacy qui offre la possibilité de nettoyer le web de nos informations personnelles sur plusieurs centaines de sites et MyEdge, permettant de pousser des informations spécifiques aux principaux moteurs de recherche afin de construire sa "e-réputation".
A côté de ça, il existe ClaimID, qui grâce à la semi-norme OpenID (OpenID est un mécanisme qui permet d'avoir un identifiant et un mot de passe sur plusieurs sites permettant principalement de garder son identité et de ne pas ressaisir ses informations), gère et récapitule nos relations avec les sites partenaires (une sorte de carte d'identité numérique). Concernant la réputation, TrustPlus la mesure et permet de la diffuser largement.

Les gains de contrôler sa réputation numérique sont évidents car elle a une incidence sur la vie réelle (de plus en plus de personnes font une recherche sur internet pour mieux connaître et cerner son interlocuteur). Bref, des outils utiles pour éviter la catastrophe sur internet.

vendredi 13 mars 2009

Microsoft sur les traces d'Apple

Microsoft est le roi de l'innovation ... de suivi : après avoir investi sur les lecteurs mp3 (Zune après Ipod), les consoles (Xbox après GameCube & PlayStation), les services webs (la liste est longue après Google & Yahoo!).
Bon, ça arrive parfois de récupérer une bonne idée et de préférer attendre que le marché se structure un peu avant d'y rentrer. Pourquoi cette présentation, un peu désagréable sur Microsoft ? Parce que la nouvelle de la semaine est le possible rachat de Dell par Microsoft (source).

Ci-dessus les cours de bourse des 2 sociétés, où il est intéressant de noter que :
  • Microsoft semble mieux s'en sortir que Dell
  • Globalement les cours suivent les variations générales du Nasdaq, donc sont faiblement lié aux entreprises mais sont des variations structurelles sur les perspectives du marché
Ceci étant, si Microsoft acquiert Dell, l'achat rentrera directement dans sa stratégie afin de contrer Apple. Depuis quelques années, Apple réussi à se développer sur le marché grand public à travers ses innovations (interface, design de ses produits, intégration software-hardware). Le modèle de Microsoft est un modèle de partenaires et de ventes liés avec d'un côté des fabricants de hardware (machine) et de l'autre Microsoft fournissant les logiciels (software). En intégrant un fabricant d'ordinateur, Microsoft veut pouvoir fournir à ses clients un outil intégré avec software et hardware optimisés (à la manière des Mac****).

De plus, le futur lancement des Microsoft Stores (image ci-dessous) permettra une distribution de ces produits, exactement comme le fait Apple et ses Apple Stores.


Et ça pourrait aussi aider Microsoft sur le marché des téléphones portables, puisque des rumeurs de téléphone Dell et Microsoft sont apparues ces derniers temps. Malgré le fait que Microsoft se décalerait de son coeur d'activité, l'expérience a déjà été tentée de manière plutôt satisfaisante, que ce soit en terme de périphériques d'ordinateur (d'ailleurs, rumeur de rachat de Logitech) ou de consoles via la Xbox.
Par ailleurs, il est possible que ces rumeurs viennent de la non visibilité sur le cash que Microsoft n'a pas dépensé pour le rachat de Yahoo! et d'un marché en crise.

jeudi 12 mars 2009

Stratégie de pénétration des entreprises

Lorsqu'une entreprise de logiciel cherche à vendre ses produits à des entreprises, le parcours est difficile. Il existe deux grandes stratégies de pénétration dans les entreprises.

La première est d'utiliser la voie descendante : le premier contact est le Directeur des Services Informatiques (le D.S.I.) qui, en fonction de son budget, allouera des ressources à un projet auquel la solution logicielle pourrait répondre. La difficulté est de convaincre la Direction Informatique (la D.S.I.) de la qualité de la solution, qu'elle réponde aux besoins, etc... Les négociations sont difficiles, la concurrence est souvent féroce et surtout le temps de prise de décision est généralement extrêmement long. Cette stratégie est plus facile à assumer par les grosses entreprises puisque la priorité des startups est de concrétiser le plus rapidement possible les opportunités business.

L'autre stratégie est de passer par les usages des salariés. Les salariés sont des consommateurs de logiciels à travers leurs ordinateurs personnels. Lorsque Microsoft crée son système d'exploitation lorsque Google met à disposition ses applications webs, lorsqu'Apple augmente sensiblement sa part de marché dans les entreprises, c'est à travers les usages des consommateurs et donc du personnel de l'entreprise qu'ils tentent de prendre d'assaut les entreprises. Cette dynamique bottom-up est très puissante puisqu'elle tente de s'adresser aux consommateurs finaux des logiciels vendus en entreprise. L'investissement en informatique est orienté par le personnel contraignant la D.S.I. L'avantage est que le démarchage des professionnels est plus faible et que le taux de transformation est plus court et plus fort. A l'opposé, il faut réussir à atteindre les consommateurs finaux via une distribution grand public permettant l'appropriation.

Ces deux approches nécessitent une vraie réflexion !

Par exemple Twitter (oui toujours Twitter !) est une application grand public gratuite. Elle s'immisce dans la vie de tous les jours, crée des usages, est appropriée par les consommateur. Une fois cette base d'usager construite, il est possible de pénétrer les entreprises. Et là apparait Yammer. Yammer est un Twitter interne pour les entreprises permettant donc de construire son réseau (non traditionnel : managers-managés mais par centres d'intérêts, interactions, affinités...), de micro-blogger et d'entretenir ses relations intra-entreprises. Yammer a été récompensé par le concours TechCrunch 50 en septembre 2008. Ayant testé Yammer en interne, le service a mon sens, ne propose pas assez de fonctionnalités pour permettre une vraie utilité. Mais il reste un excellent exemple de pénétration en entreprise par les usages.

mercredi 11 mars 2009

Hadopi, points de vue

La loi Hadopi va être discuté en deux temps et utilise la procédure d'urgence (une seule lecture par chambre).

L'article de Jean-Michel Aphatie (introuvable), faisant hommage au post de Jacques Attali me parait très juste. Pour ceux n'ayant pas encore eu l'occasion de le lire, je vous met les passages les plus importants :
Cette loi vise à surveiller ceux qui téléchargent gratuitement de la musique ou des films, à leur envoyer une semonce, puis une amende, ou l’interdiction de l’accès à internet. Cette loi est absurde et scandaleuse.

Scandaleuse parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les faits et gestes des internautes ; parce qu’elle protège les rentes de situation des entreprises de média, qui ne sont pas incitées à apporter des nouveaux services à leurs clients (les paroles des chansons, les œuvres d’artistes inconnus, des films en 3D ou tant d’autres innovations qui s’annoncent ailleurs) et les privilèges des fournisseurs d’accès,( qui devraient, en finançant une licence globale, fournir la rémunération des droits d’auteurs, des interprètes, des maisons de disques inventives et des agents des artistes ) . Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la jeunesse, première victime de la crise, voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment, les premiers parasites de la culture. Et en particulier, comment la gauche, dont la mission est de défendre la gratuité contre le marché, peut elle se prêter à une telle hypocrisie ?

A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d’être des premières sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu’on prétend transformer les artistes en une avant-garde d’une police de l’Internet où sombrerait la démocratie.

Cette loi sera sans doute votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite, toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer à leurs habitudes.

Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous.
Source : L'Express

Merci à Martin Vidberg (son blog ici) pour son dessin :

Comment ne pas comprendre que ce sont les usages qui créent la loi et non la loi qui peut contenir les usages. Qui sont nos représentants, élus du peuple ou nommés par le marché ? L'incompréhension est totale.

samedi 28 février 2009

Captain Crunch le premier hacker

En 1970, John Draper découvre que le sifflet gadget présent dans les boîtes de céréales de la marque Captain Crunch (ou Cap'n Crunch), émet un son similaire à celui du réseau téléphonique de l'opérateur AT&T. Grâce à Draper et au sifflet, des milliers de personnes peuvent utiliser AT&T pour passer des appels gratuitement. Le hacking est né. Pour être plus précis, le phreaking est né.
Le phreaking est une contraction entre phone et freak, c'est à dire entre marginal et téléphone. Il désigne donc le piratage des réseaux téléphoniques.


D'ailleurs AT&T est l'opérateur téléphonique ayant eu l'exclusivité pour la distribution de l'Iphone d'Apple aux Etats-Unis (news de 2007). C'est le plus grand fournisseur de services téléphoniques américains, fondé sous le nom American Telephone & Telegraph en 1885 et racheté en 2005 pour créer AT&T.

Le son émis par ce sifflet avait une fréquence de 2600 Hz, la même fréquence que le signal utilisé pour piloter le central téléphonique. Il était accordé sur le la aigu, permettant d'indiquer au réseau que le téléphone était prêt à recevoir un appel longue distance. Selon Wikipédia :
Typiquement, un phreaker commence par appeler un numéro vert distant. Le central téléphonique local va alors lui attribuer une ligne longue distance inoccupée et enregistre l'appel sans facturation. Avant que le central distant appelé ne décroche, il va émettre la tonalité 2600 Hz, faisant croire à la ligne interurbaine qu'il a raccroché et qu'elle est désormais libre d'accepter un autre appel. Mais le central local du phreaker n'a reçu aucun signal indiquant que l'appel est terminé. Disposant toujours d'une ligne inoccupée, il compose alors le vrai numéro qu'il désire appeler, le central croyant qu'il s'agit toujours d'un appel sur numéro vert.
La créativité et le talent de John Draper lui ont quand même valu une condamnation en 1976 à deux mois de prisons. Cependant, il entrait dans la légende sous le nom de Captain Crunch, le premier des hackers.

Source : Technikart Hors-série Geek

jeudi 29 janvier 2009

S+S in real Life

IRL, l'acronyme pour In Real Life ou Im Richtigen Leben pour nos amis allemands, sous-tend l'idée que le web, internet, n'est pas la vraie vie. Donc nous sommes confrontés à 2 sphères distinctes par définitions mais de plus en plus liées dans la vie quotidienne.
J'ai déjà parlé du S+S, cette fois-ci plongeons dans les détails. Le S+S confronte un logiciel traditionnel, installé sur un ordinateur, combiné avec une application serveur, hébergée, sur le web dans une perspective d'expérience utilisateur quelques soient les devices.


Ci-dessus, quelques avantages du S+S en fonction de leur provenance (quel S ?). Globalement, grâce à la partie hébergée les sociétés ont construit de nouveaux types de rémunération du service (abonnement, flexibilité accrue grâce au paiement à la consommation, donc le Saas), permettent de lier ces applications en ligne à d'autres services (plateforme web, mash-up ...) et offre une vraie expérience utilisateur grâce aux applications riches (feel & look le plus proche possible de l'expérience sur le poste de travail). De l'autre côté les avantages du logiciel installé sont connus : plus de puissance, stockage des données sensibles "sous contrôle", population captive, plus dépendante par rapport aux applications en ligne. La combinaison des deux visions du logiciel permet une plus grande flexibilité d'usage et d'accès grâce aux devices et en fonction de leur puissance.

Et le rapport avec l'intro ? L'irruption du S+Sdans nos vies réelles. De plus en plus de magazines utilisent les codes barres 2D pour que les lecteurs accèdent à de l'information supplémentaire sur internet. Les journaux gratuits font référence à leurs sites web pour augmenter la valeur de l'article. Concernant la presse, il y a un phénomène de montée de l'information sur le web.
Du côté de la musique, le processus est différent : les deux sphères se côtoient mais les produits finaux les mixent moins.
Les autres médias sont encore dans une optique traditionnel du web en tant que source d'information et de promotion, mais pas dans une optique de co-valorisation finale.

Finalement il ne reste que le lapin Nabaztag, ovni du monde IT pour faire un mélange S+S IRL !